Undokai: allez, suez bonnes gens!

Posted by | October 11, 2012 | Au Quotidien, Blog | No Comments
Cérémonie d'ouverture des JO 2012 / photo Reuters

Undokai… voilà un mot qui ne doit pas faire partie du vocabulaire de beaucoup de francophones passionnés par le Japon. Tout simplement parce que pour le connaître, et surtout l’avoir pratiqué, il faut vivre ici, y avoir des enfants, qui plus est scolarisés dans le système scolaire japonais, ou alors au moins travailler dans une entreprise japonaise férue des bonnes vieilles traditions.

On va parler de ce qu’on connaît, donc voici notre cas, avec comme hypothèse de travail un couple avec un enfant scolarisé dans le système japonais.

Undokai… derrière ces trois syllabes se cachent des semaines d’efforts pour les petites têtes brunes (et celle blonde de notre rejeton).

Undokai… et pour nous un stress qui s’en va croissant à mesure que le jour J s’approche, le spectre de ceux passés revenant douloureusement nous hanter.

Mais qu’est-ce donc ? Un examen médical ? dentaire ? scolaire ? Non! Undokai c’est… une journée sportive. Le jour du sport. Et vous allez en faire, croyez-moi, tout parent que vous soyez!

Pour certains parents, cette journée est l’occasion de tester la force de résistance de leurs nerfs, pour d’autres juste un bon moment pour applaudir les exploits sportifs des petits. Notez que nous avons pour l’instant de la chance, car nous n’en avons qu’un. Il n’y a donc qu’un seul “Undokai” au menu, et pas trois ou quatre comme pour d’autres.

Bon, soyons honnêtes, cette année (2012), nous avons fini par passer un excellent moment, une fois notre stratégie d’évitement  mise en place. Car notre souci premier est de faire croire au petit que nous ne sommes pas là puisqu’autrement, ce sont pleurs et hurlements jusqu’à ce qu’il puisse nous rejoindre (pour sa défense, il n’a que trois ans), ce qui n’aide pas à calmer le taux de stress et à nous faire fondre dans la foule de parents (ahahahah, quel gag).

En l’occurrence, cette année nous y sommes parvenus et on a même réussi à prendre des photos tiens! (avec le téléobjectif, floues et à moitié cachées par des grands dos de petites grands-mères… autant dire qu’on ne les postera pas ici).

Donc… l’undokai… une organisation monstrueuse préparée pendant des semaines par l’armada des maîtres et maîtresses de la crèche du petit. Un programme réglé comme du papier à musique (ben tiens) avec des numéros et des exploits sportifs impressionnants au vu de l’âge des participants (2-6 ans), avec une démonstration de taiko (tambours traditionnels) à titre d’introduction, exécutée par des bambins de 5 et 6 ans. Epoustouflant!

Puis se sont succédés course à pied, course-relais, sauts, grimpe, culbutes, barres fixes, chorégraphies de groupe… et j’en oublie je le sais! A chaque fois dans la bonne ambiance et sous les encouragements de la foule et l’aide, quand il le fallait, des sensei quand un exercice était un peu difficile pour un petit chou.

Et le nôtre ? Hé ben, il aura couru (euuhh marché en fait….), fait du tricycle, se sera suspendu à une barre de bambou et aura dansé sur une choré ‘achement compliquée sur le générique d’Anpanman… avec sa mère suante et stressée en partenaire (ben oui, vous arrivez vous à regarder en même temps la personne qui donne les gestes et votre rejeton pour voir s’il suit ?).

Hé oui! En deuxième partie de programme, les parents (et les grands-parents) participent et donnent de leur corps et sueur, au risque d’oublier parfois qu’ils n’ont plus 6 ans (ni même 18 ou encore 22). Courbatures et foulures sont donc au menu les jours suivants mais quand la météo répond présent et que tout le monde s’est bien amusé, ça en vaut bien la peine.

Entre les deux parties, une heure de pause autour de bentos préparés avec soin par les parents pour l’occasion et qu’on fait circuler pour goûter un maximum de choses inédites. C’est un bon moment de partage avec les autres familles et c’est une excellente façon de voir comment sa progéniture interagit avec ses copains de classe.

Vivement l’année prochaine!

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